L’Union Européenne ouvre sa lutte anti-dumping sur le marché de l’acier

Avec 15% d’augmentation des importations en 2014, l’Union Européenne a décidé de se pencher un peu plus sur le problème. Les capacités de production d’acier de l’Europe n’a pas faiblit donc ces importations ne peuvent être imputées qu’à des prix plus bas, complètement contraires à la réglementation en vigueur.

Une Commission Européenne plus impliquée

acier3Ayant déjà obtenu un avertissement à la Chine pour ces agissements dans le domaine, Bruxelles semble vouloir plus que jamais défendre ses atouts au niveau des métaux industriels. Soutenir ses groupes est une façon de renouer avec la croissance et de prouver la pleine confiance en les capacités de chaque pays. Une telle attitude a d’ailleurs fait remonter les actions des acteurs européens dans le domaine.

La Chine continue à être soupçonnée de se livrer à ce type de manœuvre mais la Russie est également observée de près. Le bouleversement de son économie et la chute du rouble l’oblige à chercher des moyens de se renflouer. La présence d’acier russe en Europe est alors vu d’un mauvais œil puisqu’elle semble correspondre à des manœuvres de dumping.

Des cibles choisies à l’avance

acier2La Commission Européenne a pris conscience que si l’excédent de la surproduction chinoise se retrouve dans les pays qui composent l’Europe, cela s’explique par le fait que les réglementations en matière d’importations ne sont pas assez dures pour dissuader ceux qui utilisent le dumping à leur profit. Les pays concernés s’attaquent en priorité aux marchés qui ne possèdent pas assez de défenses dans le domaine pour endiguer le phénomène.

Pour se prémunir contre ces agissements, il est plus que temps de mettre en place des règles strictes concernant les importations de matières premières.

L’augmentation du droit de douane était déjà un élément dissuasif pour les acheteurs mais ce travail doit être poursuivi pour que seuls ceux qui proposent le même tarif que dans le pays acheteur soient autorisés. La prise de conscience de l’Europe dans le domaine semble marquer la fin prochaine du déversement des surplus d’acier étrangers avec un meilleur équilibre des transactions.