Le plomb : un métal omniprésent dans l’environnement

Le plomb compte parmi les premiers métaux que l’homme a exploités. Ainsi, on retrouve sa trace dès l’Antiquité. Et même s’il affiche un très haut degré de toxicité, il reste qu’il dispose d’avantages non négligeables comme sa facilité d’extraction qui permet son utilisation dans plusieurs applications.

Histoire du plomb

L’on retrouve le plomb généralement dans la croûte terrestre et les premiers pigments trouvés remontent à la préhistoire (40 000 ans avant J.-C.).  Même si ce matériau présente un grand degré de toxicité, il dispose de plusieurs qualités intéressantes. En effet, son faible point de fusion, sa malléabilité et sa facilité d’extraction sont des points forts non négligeables.

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À travers les âges, le plomb a été remarqué dans plusieurs cultures, notamment pour la fabrication d’objets. En effet, les Grecs, les Sumériens, les Hébreux, les Romains et les Égyptiens ont été les premiers à exploiter ce matériau unique.

À l’époque, son utilisation était axée dans le scellement des amphores, la production de fard et de Khôl, la coloration de céramique, la création d’hameçons ou encore la production d’objets utilisables au quotidien. Bien des années plus tard, l’on a également retrouvé du plomb sur les tuyaux de sites antiques romains.

Il convient de rappeler qu’au Moyen Âge, les alchimistes avaient cru que le plomb était le métal le plus ancien et le plus froid. Ils l’ont alors associé à la Planète Saturne, reconnu comme étant la planète la plus froide.

Comment est-il utilisé ?

 L’on retrouve le plomb dans plusieurs domaines d’applications. Il est principalement utilisé dans l’industrie automobile, notamment dans la production de batteries. Par ailleurs, depuis l’arrivée du plomb affiné, on le retrouve dans les composants des peintures domestiques et les brasures qui permettent de conserver les aliments.

Enfin, le plomb est utilisé dans la fabrication de divers objets, notamment des revêtements, des tuyaux, des  composants électriques, des circuits imprimés, des masses d’équilibrage de roues, des écrans de protection radiologique, du polychlorure de vinyle, des munitions, des masses pour instruments d’analyse, des apprêts pour le fer et l’acier, mais également dans la fabrication de quilles de bateaux.

Il est à noter que l’intégration du plomb dans la peinture a été abrogé à cause de sa haute teneur en éléments toxiques. L’intoxication aigüe au plomb est d’ailleurs appelée saturnisme.

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L’exposition au plomb

Vu que le plomb est présent dans l’eau potable, les aliments, l’air, le sol, la poussière domestique et autres produits de consommation, le risque d’exposition est assez élevé pour l’homme. Par exemple, au Canada, le plomb présent dans l’air était très nocif pour les habitants. Aujourd’hui, les principales sources d’exposition au plomb sont respectivement l’eau potable et les aliments.

Le niveau d’exposition au plomb dépend de plusieurs facteurs, mais les plus fréquents viennent de l’intérieur de l’habitation comme les tuyaux de plomb, la peinture ayant des composants en plomb, les brasures contenant du plomb dans le système de plomberie ou encore les aliments cultivés sur des terres qui contiennent du plomb.

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Le taux d’exposition au plomb en France est de 100 µg de plomb par litre de sang alors qu’elle était de 400 µg en 1976. C’est la quantité maximale tolérée, plus connue sous appellation « seuil légal de danger ».

L’exposition est dite professionnelle lorsqu’une personne vit à côté d’une source ponctuelle de plomb. Par ailleurs, ce sont les bébés et les enfants qui sont les plus susceptibles à ingérer du plomb. En effet, ils ont tendance à mettre tous les objets qui leur tombent dans les mains dans leur bouche.

En somme, le fait d’ingérer des produits non alimentaires contenant du plomb comme la poussière ou la peinture à base de plomb peut s’avérer très nocif pour la santé.