De l’or dans nos toilettes ?

Alors que le comité d’organisation des prochains JO au Japon de 2020 ne jure que par les métaux précieux recyclés pour fabriquer les médailles olympiques, on vient de faire une découverte qui risque de vous rendre bouche bée. Des scientifiques américains ont constaté une quantité considérable de métaux précieux dans les eaux usées provenant des toilettes. A déduire que nos WC recèlent de l’or. D’ailleurs, personnes n’avait pensé à chercher dans ces effluents qui empestent de matières fécales jusqu’au moment où l’idée germe dans l’esprit de ces chercheurs. Puis, la valorisation de déchets est une tendance qui gagne du terrain.

 Une découverte rarissime

A la base, le but était de trouver une méthode de purification et d’affinage de déchets biologiques d’origine humaine. Et comme les chercheurs sont des personnes persévérantes toujours en quête de nouvelles découvertes, ils sont allés chercher dans des endroits improbables. Notons que cette recherche découle d’une étude publiée par l’American Chemical Society et les travaux de l’US Geological Survey, comme quoi les excréments humains contiennent une teneur d’or et autres métaux précieux similaires aux gisements minéraux courants.

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Il est vrai que les chercheurs n’indiquent pas la façon d’exploiter cette mine un peu spéciale, mais l’étude révèle la présence d’un très grand nombre de particules microscopiques d’or. On évoque également l’existence de cuivre et de palladium dans les selles humaines.

 Des métaux dans nos excréments

La liste des particules exogènes qui constituent nos fèces comprend un certain nombre de métaux. Autrement dit, nos excréments sont chargés en métaux de toutes sortes. Allant des plus précieux tels que l’Or, l’Argent, le Cuivre et le Palladium, en passant par l’Aluminium, l’Iridium, le Cadmium, le Titane ou encore le Gallium. Malgré la rareté des métaux dits précieux, ce ne sont pas les moins présents dans les déchets humains, bien au contraire.

Mais d’où viennent toutes ces particules ? Elles sont tout simplement issues de nos cosmétiques et des produits de nettoyage que nous utilisons sur nos vêtements. A cela s’ajoute les compléments alimentaires que nous consommons davantage de façon régulière depuis un bon bout de temps. Les crèmes de soin, produits capillaires et détergents constituent de plus en plus de métaux précieux, comme l’or et l’argent mais également d’autres métaux comme le zinc.

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 Une nouvelle mine à exploiter

En effet, cette découverte se présente comme une alternative aux exploitations minières. D’autant que tous ces métaux finissent par envahir l’organisme humain tant qu’ils ne sont pas rejetés sous d’autres formes, ce que les industriels qualifient de biosolides. En outre, les chercheurs ont établi la valeur économique potentielle des biosolides d’origine humaine, basée sur les 13 éléments les plus lucratifs, parmi lesquels figurent l’or, l’argent et le cuivre. L’estimation coûte dans les 280$ par tonne de boues. Ainsi, à partir d’un million d’individus, on pouvait obtenir près de 13 millions de dollars la valeur des métaux potentiellement recyclables sur une année.

En France, toute la population représenterait 900 millions de dollars par an, ce qui fait à peu près dans les 800 millions d’euros. Un chiffre qui serait en mesure de résoudre partiellement le problème de la baisse de rendement des exploitations minières. Il ne reste plus qu’à trouver un moyen de récupérer ces éléments.