Le phénomène de la ruée vers l’or en Afrique

Le métal jaune a toujours suscité l’intérêt de l’homme. Depuis l’antiquité, toutes les civilisations existantes ont voué une véritable fascination pour ce métal considéré comme très précieux. On se rappelle très bien de ces longues histoires de caravanes dans le Far West américain pour trouver de l’or en plein désert ou encore des longs voyages entre les océans pour trouver l’eldorado sud américain. Cette sorte de tradition millénaire se perpétue jusqu’à maintenant sous différentes formes. Actuellement, la Mauritanie et le Sénégal sont devenus des véritables eldorados pour les orpailleurs. Cependant, cette soif insatiable d’or cause souvent quelques désagréments. De plus, les mines commencent à s’épuiser à petit feu, ce qui augmente encore plus la valeur du métal jaune aux yeux de l’homme.

La fièvre de l’or en Mauritanie

 

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La Mauritanie est sujette à un trouble sans précédent depuis le mois d’avril dernier. En effet, tous les habitants sont afflués dans le désert maure pour chercher de l’or. Equipées de pioches et de détecteurs, ces personnes se ruent par milliers dans une zone du désert pour espérer trouver le métal jaune. Même la chaleur étouffante de 40°C n’a pas empêché ces personnes d’établir un vaste campement dans ce milieu désertique. Certains sont récompensés par leurs efforts, d’autres non, mais cette soif d’or est trop intense pour terminer l’aventure aussi tôt. Avec ce rassemblement soudain d’orpailleurs, le gouvernement a décidé de réglementer cette ruée vers l’or. Des bijoutiers se tiennent sur les bords afin de vérifier la qualité des pépites trouvées. Le marchandage se fait rapidement sur les lieux, avec 12 000 ouguiyas, soit 30 euros, le gramme.

Sénégal : une dangereuse ruée

Gold miner scoops mud while digging an open pit in northeastern Congo

C’est au sud-est du Sénégal, à Kharakhéna, que se situe une montagne, célèbre pour ses gisements. Ils sont près de 12 000 hommes qui transpirent chaque jour pour espérer trouver de l’or. Ces mineurs de fond creusent sous terre et remontent un à un des sacs de pierres. Le système de respiration se fait par le biais d’un ventilateur de fortune alimenté par un panneau solaire. Les conditions de travail sont très dangereuses, car il y a plus de 600 puits collés les uns aux autres, et il y a un grand risque d’éboulement. De plus, la rareté de l’oxygène entraine des éventuelles asphyxies chez ces mineurs.