Les réflexions de certains pays sur l’or comme monnaie semblent vouées à l’échec

La Suisse a émis l’intention d’utiliser une partie de son or comme monnaie mais il ne s’agit pas du seul pays à se questionner sur les possibilités dans le domaine. Perçu comme beaucoup plus stable sur la durée que des devises qui peuvent perdre beaucoup de valeur, la voie de l’or est soumise à de nombreux débats.

L’absence de refuge comme danger

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Si l’or est considéré comme une valeur refuge, cela signifie bien qu’il sera utilisé en dernier recours si les devises connaissent une chute importante, pour prévenir une dévaluation de la monnaie ou pour redresser l’économie d’un pays. Si l’or était utilisé comme monnaie, il n’y aurait donc plus de refuge et plus de moyens de se retourner en cas de problème.

L’histoire montre d’ailleurs que l’or n’a été utilisé comme monnaie que pendant les périodes où les autres moyens de paiement n’étaient plus considérés comme assez stables. Cette situation n’a été que de courte durée car les différents états ont toujours préféré utiliser d’autres possibilités. Le bitcoin et d’autres innovations dans le paiement en ligne en sont les preuves flagrantes.

Une préférence pour le métal argent

Pépite d'orSi un métal précieux devait être choisi pour monnaie, l’argent serait toujours envisagé comme première solution. De nombreuses pièces dans les différentes périodes ont d’ailleurs été frappées en argent car même s’il reste précieux, il possède une image moins forte que l’or. Ce dernier a toujours eu une importance particulière auprès des hommes qui le considèrent comme un trésor dont ils ne sont pas prêts à se défaire aussi facilement.

Si les pays émergents utilisent largement l’or pour assurer leur monnaie, il n’est toutefois pas question de l’utiliser comme devise. A l’inverse, l’argent est souvent épargné pour attendre le moment précis où la monnaie prendrait de la valeur pour l’utiliser à bon escient. Ce comportement ne semble pas possible avec l’or qui a toujours été considéré comme un métal sacré. Si les passionnés collectionnent les pièces correspondantes, il n’est pas question de les dépenser dans le cadre d’un achat.