La production de cuivre chilienne menacée par la sécheresse

Le pays sud-américain est à l’origine d’un tiers de la production mondiale en cuivre mais sa participation en 2015 pourrait être moindre par rapport aux autres années. En cause, un manque d’eau flagrant qui empêche l’exploitation des mines de se faire dans de bonnes conditions.

Une gestion de l’eau difficile

tuyaux de cuivreLe Chili connaît un manque d’eau depuis plusieurs années consécutives, ce qui affecte son activité. Compte tenu des réserves sur place, chaque utilisation doit être mûrement réfléchie auparavant. Le travail dans les mines de cuivre est donc fonction de l’eau disponible, qu’il faudra toujours utiliser avec parcimonie.

Les mines de cuivre chiliennes se trouvent pour la plupart dans le désert d’Atacama, région connue pour être une des plus arides au monde. Avec une demande toujours plus forte de la part des autres pays, il n’est pas certain que ce pays puisse satisfaire toutes les attentes pour l’année en cours.

Une demande qui ne prend pas en compte les réalités

Câbles de cuivreLa plus grosse mine de cuivre du monde, celle d’Escondida, va voir sa production nettement baisser mais les producteurs souhaitent alerter sur une situation qui a des conséquences importantes dans le marché du cuivre. Les investisseurs ne voient ce métal que comme une façon de s’enrichir, au gré des fluctuations des marchés. Cette attitude pourrait mener à des déconvenues car le métal n’est pas au mieux de sa forme.

Le minerai de cuivre s’appauvrit mais les investisseurs refusent de le reconnaître, poussant à toujours plus de consommation d’énergie pour extraire quelques tonnes insuffisantes par rapport à la demande. Cette situation est désormais mise en péril par la sécheresse qui apparaît comme un avertissement de la nature sur le fait que l’offre va commencer à baisser et que la pénurie va devenir importante.